Jean-Michel Alberola, Sans titre de la série : Le massacre des innocents - 1994 - © ADAGP, 2005.



informations pratiques

Lycée Lamarck
Avenue Robert Solente - BP 201
80301 Albert cedex
Téléphone : 03 22 74 46 00
Télécopie : 03 22 74 46 01
Contact : Monique Pesier

Exposition ouverte au public
du 2 mars au 11 avril 2006
du lundi au vendredi de 8h15 à 17h40
le samedi de 8h15 à 12h00
et sur rendez-vous
sauf jours fériés
entrée libre



Vernissage
le jeudi 2 mars 2006 à 18H00



Journée portes ouvertes
le jeudi 2 mars 2006 à de 9h30 à 17h30

Le service des publics du Frac Picardie accueille les enseignants et les animateurs de groupes constitués pour une présentation de l'exposition, des documents et ateliers pédagogiques proposés.
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Accueil des groupes scolaires et constitués
sur rendez-vous en contactant
le Lycée Lamarck au
03 22 74 46 00
ou en utilisant le lien ci-dessous
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Dossier documentaire et pédagogique
à destination des enseignants et des animateurs de groupes constitués, disponible sur simple demande.
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Artothèque
Durant toute la durée de l'exposition et disponible au Lycée Lamarck, le Frac Picardie propose aux établissements scolaires un ensemble d'œuvres provenant de son artothèque, consacré à Jean-Michel Alberola. Les estampes réunies permettront aux enseignants de préparer ou de prolonger leur visite de l'exposition. Chaque emprunt est accordé pour quelques jours.
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  Jean-Michel Alberola

Albert
Lycée Lamarck

Le dessin occupe une place prépondérante parmi les multiples moyens d'expression qu'affectionne Jean Michel Alberola. Il en avive les potentielles digressions et le considère comme un acte mimétique de la pensée. Ses œuvres ouvrent un espace de mémoire qui mélange pêle-mêle : Diane et Actéon, l'histoire de la peinture et de la pensée occidentale, des figures emblématiques et populaires, des sentences et des aphorismes récurrents...

C'est un précipité de travail et l'artiste procède " par la méthode des mosaïques " et compose " une galaxie destinée à illuminer " la mémoire individuelle et collective du monde occidental. Il s'interdit tout " point de vue ", toute vérité assénée, pour désigner des espaces intermédiaires, des lieux d'échanges, de contacts et de dialogues. Chaque " objet est à faire soi-même ", est un " bruit " du monde, un jalon depuis lequel se tissent des références à l'histoire de l'art, à l'actualité la plus brûlante, à l'autobiographie comme aux territoires de l'enfance.

Cette fragmentation proliférante est un geste essentiel aussi adopté pour la production formelle des œuvres. La représentation du corps s'y inverse et n'y retrouvera plus aucune entité individuelle. Dans cette souffrance, ce morcellement et cet évidement, le sens s'adosse, se construit sur le trait qui avance et se referme souvent sur lui-même en se muant parfois en mots, phrases ou enluminures, comme avec ses Gilles inspirés de Watteau ou cette évocation de Giotto. Ces territoires à reconquérir qui apparaissent en larges plages colorées, évidées ou infimes interstices, en appellent au peuplement, à la reconstitution de communautés.

Ce propos humaniste et politique procède pour l'artiste de son incapacité affirmée de ne plus pouvoir pratiquer une quelconque activité artistique sans avoir conscience des traumatismes produits par l'holocauste ou l'extermination de populations comme au Rwanda, qu'il choisit d'évoquer en se saisissant de l'œuvre célèbre de Nicolas Poussin (1615-1675) : Le Massacre des Innocents.

Jean-Michel Alberola

Né en 1953 à Saïda (Algérie), il vit et travaille à Paris.


  les œuvres exposées